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BRICQUEBEC ville d'art et d'histoire






POUR COMMENCER UN PEU D’HISTOIRE:

L’origine de la ville semble remonter au temps des vikings. En effet, en l’actuel emplacement du bourg se trouve un plateau schisteux dominant une petite vallée où coule un ruisseau que les vikings nommaient le Brekkubekk (le ruisseau de la pente). Ce lieu est à l’époque un important carrefour des chemins venant des quatre points cardinaux.
Le duché de Normandie est créé en 911. En 933, le Cotentin y est rattaché. Des seigneurs vikings y sont alors envoyés pour assurer l’autorité ducale.

Un certain Anslech ; proche du duc Guillaume Longue-Epée et tuteur du jeune Richard I (Sans Peur), serait le premier seigneur de Bricquebec dès 942. Il s’installe sur le plateau et réalise les premières constructions dont un château en bois. Son petit fils Guillaume Bertrand (anciennement Bertram) donne son nom à la première grande famille seigneuriale de Bricquebec. L’un d’eux, Robert Bertrand 1er est notamment un des compagnons de Guillaume le Conqérant à la conquête de l’angleterre.

La lignée directe des Bertrand règne sur Bricquebec jusqu’en 1353.
Puis par mariage la baronnie passe dans la famille Paynel. Au début du XVème siècle les d’Estouteville deviennent à leur tour seigneurs de Bricquebec.
A la Renaissance ils abandonnent la vieille forteresse et font construire le château des Galleries. Ce dernier sera la résidence de grandes familles, comme les Bourbon, les d’Orléan et les Matignon jusqu’à la Révolution.

Une des branches de la famille des Matignon, celle de Jacques de Matignon, comte de Torigny, s’allie aux Grimaldi dont il relève le nom jusqu’à l’actuel Prince Rainier de Monaco, une autre branche, celle de Charles Auguste Goyon de Matignon prolonge la lignée des Barons de Bricquebec jusqu’à Anne Louise Caroline Goyon de Matignon dernière Baronne de Bricquebec jusqu’en 1789 ; elle avait été mariée à Anne Chales François de Montmorency.

* Plusieurs rues de Bricquebec rappellent ce passé prestigieux :
la rue Maréchal Bertrand, qui rappelle le souvenir du Maréchal de France Robert Bertrand VII,
la rue d’Estouteville, l’Avenue Matignon etc...
Le château semble avoir été reconstruit en pierre dès le XII ème siècle ; mais les parties encore présentes aujourd’hui l’ont été pour la plupart aux XIII ème et XIV ème siècles avec des modifications après la fin de la guerre de cent ans en 1450.

Le Donjon, bâti sur une motte construite aux environs de l’an mil, d’une hauteur de 17 mètres, mesure 22 m 30. Il était à la fois tour de guet et en cas de guerre, le dernier refuge du seigneur, de sa famille et de tous les gens du château, étant par définition à usage résidentiel.

Il reste quelques vestiges de l’architecture romane dans l’actuel Hôtel du Vieux Château, mais l’essentiel du bâtiment remonte à la fin du XII ème siècle (début gothique), des transformations importantes ont été faites probablement après 1450, entre autres dans la "Salle des Chevaliers".
Plus loin, la "Crypte" ou salle basse, voûtée d’ogives au XIV ème siècle est tout ce qui reste du logis seigneurial d’origine qui possédait un ou deux étages.

Le "Chartrier", tour carrée du XV ème siècle où les archives seigneuriales étaient soigneusement rangées, est aujourd’hui un local d’exposition.
Le Musée Municipal, situé dans la "Tour de l’Horloge", était aussi l’entrée principale dans le château.

LES CELEBRITES BRICQUEBETAISES
Le Général Le Marois



Quelques enfants de notre ville, ont marqué l’histoire :
Jean Léonor Le MAROIS
Né à Bricquebec le 17 mars 1776, dans une maison située à côté de l’emplacement de la poste actuelle, il était le 6ème enfant d’une famille de 7.

En 1792, à l’âge de 16 ans, il s’engagea dans la garde Nationale ; puis fut admis à l’école militaire des enfants de Mars.

Dans le cadre de sa carrière militaire, il fit la rencontre de Napoléon Bonaparte et ils devinrent amis. Napoléon le choisit comme aide de camp et comme témoin lors de son mariage avec Joséphine de Beauharnais.

Très vite il fut nommé colonel, général d’Empire puis plus tard, anobli par Napoléon I, il devint le Comte Le MAROIS.

Pendant les « Cent Jours », il reprit du service, mais après la seconde abdication en juin 1815, il se démit de ses fonctions et partagea sa vie entre ses terres du Cotentin et Paris où il meurt en 1836.

Sa statue, inaugurée en 1837, se trouve au pied du Vieux Château.

Les Frères Aristide et Charles FREMINE
(Poètes)



Aristide, l’aîné est né à Bricquebec, Rue de Bailly (actuellement rue Pierre Marie) le 16 janvier 1837. Il fit une carrière dans l’administration, mais continua sa passion pour la littérature.

La parution de ses premiers vers eut lieu en 1859 ; puis en 1863 il publia plusieurs de ses œuvres, dont la plus connue de ses concitoyens est le roman « La Demoiselle de Campagne », récit entièrement localisé sur Bricquebec et ses environs en 1892.
Il finit ses jours à Issy-Les-Moulineaux en 1897.


Charles est né à Villedieu en 1841, il décida de vivre de sa plume et choisit le métier de journaliste. Il publia de nombreux recueils de poèmes et de contes. Il connaissait si bien sa région, qu’il la décrivait sous les angles et les aspects les plus inattendus, sachant mettre en valeur les beautés cachées de notre Nord Cotentin, par exemple dans « La Chanson du Pays ».

Les deux frères s’aimaient beaucoup, Charles fut inconsolable de la mort de son frère. Il tomba gravement malade et mit fin à ses jours, le 10 juin 1906.

Afin de rendre hommage à nos glorieux poètes, un monument fut réalisé par le sculpteur Robert Paul DELANDRE et inauguré le 13 octobre 1929. Ce monument est érigé au square du Donjon, à l’ombre des hautes murailles de la forteresse.

Armand LEVEEL
(Sculpteur - Statuaire)



Né à Bricquebec le 27 janvier 1821, il fut dès son plus jeune âge passionné par la sculpture. Il connut des débuts très difficiles à Paris où il apprit son art. Quelques années plus tard il se vit confier la réalisation de plusieurs œuvres d’une grande importance, telles que les statues de Charlemagne, Jeanne d’Arc, Marceau… Son oeuvre majeure restera la statue équestre de Napoléon 1er à Cherbourg. C’est dans cette ville qu’il décida de se retirer et décédera le 26 juillet 1905. C’était un grand amateur d’antiquités et un collectionneur de faïences, verreries, mobilier et de médailles. Il fut aussi conservateur du Musée Thomas Henry.

Aujourd’hui, nous pouvons admirer quelques unes de ses sculptures en bronze au musée de la Tour de l’Horloge du Vieux Château à Bricquebec.



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